
Edito

Dans la famille des chefs, on demande bien sûr le père ou le grand-père, mais de plus en plus souvent le fils et la fille.
Envie de saveurs, de couleurs, de formes, de présentations nouvelles. Envie de s'amuser... et d'éblouir !
Les assiettes sont de moins en moins rondes et leur contenu prend les allures de paysages ou de mini-tableaux. Dans cette recherche qui s'affranchit allègrement des tabous, toutes les tendances s'affi chent. Cela peut être un travail de déconstruction-reconstruction autour d'une recette ou d'un produit célèbre. Cela peut tenir du jeu de piste planétaire à la rencontre de produits, d'épices, de modes de cuisson découverts aux quatre coins du monde. Cela peut résulter de savantes interactions physico-chimiques générant compression, glaciation, liquéfaction, extrusion, fusion...
Dans cette joyeuse alchimie créative, quoi de plus ludique que le foie gras ? Non seulement on peut le modeler, le sculpter, le presser, le mettre en copeaux, le cuire, le braiser, le saisir, l'étuver, le pocher... mais on peut aussi le servir en glace, en sorbet, le mettre en rouleau, le barder de dattes ou de pain d'épices, le travailler en crème brûlée, en raviole, en profi terole, en bâtonnet, en cigarette, en bonbon...
Ce numéro de Dialogues Gourmands vous invite au plaisir créatif avec un nouvel étoilé Michelin et au voyage avec un quatuor de jeunes cuisiniers globe-trotters !
